En même pas un an, par Pascal Brissy et Yael Hassan, aux éditions Scrineo
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Lorsque j’ai commencé ce roman, je m’attendais à une histoire de collégiens centrée sur les amitiés et amours d'ados et les changements durant l'année de 4e. Les premières pages présentent Raf, Donna, Léo, trois amis qui étaient encore inséparables avant l'été. On les appelait les tortues Ninja en raison de leur prénom. Et de leur nombre, car ils étaient quatre, mais pour cette rentrée de 4e, trois ne se parlent plus et Angelo est absent.
Que s'est-il passé pour que Raf, Dona et Leo, inséparables depuis l’école primaire ne se parlent plus ? C'est Angelo qui nous le raconte et petit à petit, on commence à comprendre… On émet des hypothèses : Déménagement ? Rupture ? Trahison ? Par ses yeux, on voit ses trois amis essayer de reprendre une relation normale avec des hauts et des bas, tenter de remonter la pente et peu à peu, ce que l'on pressentait, peut-être en tant que lecteur adulte, est confirmé, c'est de faire son deuil qu’il s’agit.
On suit les trois ados renouer les liens de leur amitié, essayer de reprendre une vie normale, parfois à travers une relation extérieure au groupe, s'éloigner, revenir. Et puis, la parole : en parler, revenir sur les bons souvenirs, pleurer... Et enfin, les actes : retourner sur le lieu du drame pour, tourner la page, sans oublier.
J'ai trouvé ce roman original car ce n'est pas un sujet que l'on évoque souvent en littérature jeunesse, surtout en tant que thème central du roman. Mais les sentiments sont décrits avec justesse, pudeur, et on repose le roman le cœur serré et les larmes aux yeux.
À proposer dès 10 ans.
Merci à Netgalley et Scrineo pour cette découverte.