Premier tome de la nouvelle série de l'auteur de Dad, Les filles racontent les aventures de Panda, Roxane, Ondine et Bébérénice avec comme point de départ, l'installation de Panda dans sa colocation pour poursuivre ses études "au calme".
C'est pétillant, plein d'humour et d'amour ! On suit Panda qui découvre ses colocataires mais également dans son job en complément de ses études, Roxane et Ondine au collège, l'une plutôt réseaux sociaux, l'autre qui défend la nature et Bébérénice découvre l'école.
Dad apparaît à certains moments mais la BD est vraiment sur ses filles et on se régale !
Bon, attendez-vous à avoir comme effet secondaire l'envie de relire tous les Dad, en tous cas, de mon côté, c'est ma prochaine mission !
Je ressors un peu mitigée de ma lecture d'Isaïah dans les eaux du temps.
J'ai trouvé l'idée de départ et les mondes imaginés particulièrement originaux : La surface de la Terre est aujourd'hui criblée de baïnes. Ces courants temporels aux origines inconnues peuvent aspirer tout être vivant présent dans leurs alentours. En voulant sauver son amie Jalila, entrainée sous ses yeux par le phénomène, Isaiah, est happé à son tour.
Il se retrouve dans une dimension parallèle, une ville faite d'os et de sable, dominée par un dieu-requin tyrannique et tout-puissant. Pour assurer la survie de cette cité, un élu est obligé d'aider la créature à pécher du temps dans un lac mystérieux. Isaiah n'a d'autre choix que de pactiser avec le dieu-animal...
Isaïah est quelqu'un de profondément gentil, c'est d'ailleurs pour cela que le requin, Calycéros, l'a choisi. On découvre à ses côtés la cité et les personnages, en particulier Amber avec qui il va nouer des liens d'amitié. Calyceros est un personnage difficile à cerner : ami ? dieu ? cruel ou compréhensif ? J'aurais aimé en apprendre plus sur Amber.
J'ai trouvé la première partie intéressante et bien construite, alors que la deuxième partie m'a semblé longue et sans but clairement défini pour finalement basculer dans un thème auquel je ne m'attendais pas. Et si le message engagé de la dernière partie est plus qu'actuel, je pense que la forme et la soudaineté m'ont un peu laissée perplexe.
Cela semble paradoxal de parler de coup de cœur pour un sujet difficile comme celui du plongeon et pourtant, j'ai adoré !
Cet album renvoie particulièrement au vécu et aux peurs de chacun face à la vieillesse, rendant encore plus subjectif mon avis sur le sujet, d'autres détesteront peut-être le même récit. Réaliste ou pas, j'ai en tous cas trouvé les personnages très attachants et j'ai adoré cette vision vivante de la vieillesse qui refuse de se résigner et d'être infantilisée.
"En fermant une dernière fois les volets de sa maison, Yvonne, 80 ans, abandonne 40 ans de vie pour intégrer un EHPAD.
Le changement est rude pour cette femme indépendante, d’autant qu’elle a encore toute sa tête. Elle a du mal à s’acclimater à cette nouvelle vie, qui la rapproche douloureusement de la mort. Prise dans le tourbillon inéluctable de la vie, l’octogénaire décide de s’offrir une dernière parenthèse enchantée."
Yvonne doit quitter sa maison, son environnement, son chien pour intégrer un EHPAD, sous la pression de ses enfants inquiets. Elle y rencontre des pensionnaires très différents les uns des autres, mais aussi la solitude loin de sa maison et de son indépendance. Mais c'est sans compter sur le caractère fort et rebelle d'Yvonne qui, malgré des hauts et des bas, va remettre un peu de vie et de folie dans son EHPAD.
Un très beau roman graphique qui fait réfléchir sur l'image que l'on peut avoir de la vieillesse et des personnes âgées. Il n'y a pas d'âge pour profiter de la vie !
Une nouvelle enquête de Mara, Eva et Strega, rejoints par Clara, rencontrée dans le tome précédent.
"À dix-sept ans, Stella est une jeune femme libre et débordante de vie. Aussi splendide que farouche, elle ne laisse personne indifférent. Tout le monde à Sant’Elia, quartier populaire de Cagliari, la connaît, la désire et l’envie. Mais un jour où le mistral se déchaîne, elle est retrouvée morte et mutilée sur une plage. Stella s’apprêtait à laisser derrière elle Sant’Elia et sa corruption, mais son assassin en a décidé autrement. D’emblée, l’affaire s’annonce difficile. Eva et Mara s’attèlent à fouiller un quartier réputé impénétrable, tandis que Strega, plus que jamais en proie aux fantômes de son passé, se jette à corps perdu dans l’enquête. "
Strega est hanté par le chant des innocents, ces voix des morts qu'il entend dans sa tête et qui réclament justice. Personne n'est au courant, mais une femme mystérieuse, obsédée par Strega, a décidé également d'en apprendre davantage sur lui... Tandis qu'il enquête en Sardaigne, elle fouille sa vie et son passé.
A chaque chapitre, la tension monte un peu plus : entre l'enquête particulièrement délicate, le côté "cavalier seul" de Strega et les secrets qu'il cache qui pourraient être révélés par cette mystérieuse femme, le faux pas semble inévitable.
Encore un excellent tome dont la fin nous laisse sur le grill !
J'avais adoré le roman à sa sortie, la bande-dessinée est totalement à la hauteur, c'est une réussite !
Adrien, treize ans, vit à Laon en 2014. Hadrien, lui, a le même âge et les mêmes préoccupations : les études, la famille, l’amour…Au moyen d’une mystérieuse boîte aux lettres, les deux garçons échangent pendant de longs mois et deviennent amis. Mais des indices troublants leur font réaliser qu’ils ne vivent pas à la même époque !Hadrien vit en 1914. Les combats de la Première Guerre mondiale sont aux portes de son village, mais il ne le sait pas encore…
Adrien et Hadrien ont des vies très différentes à 100 ans d'écart mais finalement, pas tant que ça : l'amour, la famille, les études ... les préoccupations sont les mêmes mais alors qu'Adrien en a assez du collège, Hadrien rêve de pouvoir continuer ses études ! Dans les deux cas, les relations sont tendues avec les parents et donnent naissance à une complicité entre les deux "cousins".
Mais l'Histoire les rattrape : le lecteur découvre la Première guerre mondiale en même temps qu'Adrien, très inquiet pour son "cousin" qui habite dans une zone touchée par la guerre.
Amitié, vie quotidienne et Histoire se mélangent pour une bande-dessinée rythmée et passionnante vraiment très réussie !
J'ai adoré de la première à la dernière page ! J'écris cette chronique plusieurs jours après avoir terminé le roman, et Qil m'accompagne encore dans un coin de ma tête...
À 15 ans, Qil est victime de syncopes récurrentes qui la privent d'une adolescence normale. Pendant ses transes incontrôlables et embarrassantes, des points multicolores dansent devant ses yeux.
Un jour, elle s'échappe de la maison pour rejoindre son grand frère dans une expédition dans le sud de la forêt. Là, ses syncopes s'intensifient. Pendant l'une de ses crises, une créature apparait : c'est un Avae, ces " sorciers du froid " censés avoir disparus depuis cent ans qui lui explique qu'elle peut déchiffrer le code et lire les écritures qui déterminent la Marche du Monde comme son peuple.
Qil devra-t-elle renoncer à son humanité pour explorer son pouvoir ? Arrivera-t-elle à trouver sa place dans la marche du monde ?
J'ai beaucoup aimé le personnage de Qil, une jeune fille qui a du mal à trouver sa place dans sa famille, dans son peuple, différente des autres et qui rêve de plus de liberté et d'indépendance.
L'idée de base est à la fois très originale et tellement "évidente" : la marche du monde est un code qui régit tout, et Qil, pour une raison inconnue, arrive à en saisir des bribes. Le récit permet de comprendre les bases du fonctionnement du code sans pour autant y connaître quelque chose. Espérons que cela donnera envie à davantage de jeunes filles de se pencher sur la question ...
L'écriture est fluide et agréable, j'ai eu l'impression de découvrir les lieux aux côtés de Qil, de voir à travers ses yeux. Je ne parlerai pas de la fin qui m'a donnée envie de hurler, j'avais envie de convaincre Qil de changer d'avis, et ces dernières pages... Tellement hâte de lire la suite !
Un excellent roman ado-adulte, abordable dès 11-12 ans pour de bons lecteurs.
Mention spéciale à Solen Guivre pour la magnifique couverture !
Le titre l'annonce d'emblée, le sujet n'est pas des plus réjouissants. Nous sommes ici tous réunis, à travers un récit très émouvant et très réaliste, met en avant la famille, avec ses côtés positifs mais également ses non dits et ses rancœurs...
Margot, Louise et Antoine se retrouvent en urgence dans la maison familiale : leur mère vient de succomber à une crise cardiaque. Ensemble, ils vont devoir trouver la force de s'occuper des obsèques et de la succession. Mais chaque objet éveille des souvenirs à l'un, réveille la jalousie de l'autre... Même dans une famille unie, chacun a ses blessures, ses rancœurs et ses douleurs.
J'ai trouvé cet album vraiment émouvant : les dessins de Sophie Ruffieux (que j'avais déjà admiré dans Ce qu'il reste de toi et moi) expriment parfaitement les émotions de Margot, Louise et Antoine. La douleur et la peine d'avoir perdu leur mère, l'incompréhension, la colère...
Le récit détaille de manière très réaliste les étapes administratives qui suivent le décès, ce qui peut surprendre mais que, personnellement, j'ai trouvé très intéressant pour mieux anticiper cette situation difficile qui finit forcément par arriver. Cela n'enlève rien à l'émotion lorsque l'on suit Margot, Louise et Antoine au crématorium ou en train de vider la maison.
J'avoue avoir juste été un peu frustrée par la fin, j'aurais aimé savoir !
Un très beau roman graphique pour adultes et ados.
Un coup de cœur pour ce petit roman jeunesse de l'Ecole des loisirs ! Le style, le rythme, l'histoire, l'humour, les illustrations, tout m'a plu dans ce roman à destination des jeunes lecteurs.
"Les parents de Michel se séparent. Il va avoir deux maisons, deux chambres et tous ses jouets en double. Ça ne va pas changer grand-chose, lui a assuré Maman. Ben si, ça va tout changer. Car Flanby va rester dans l`appartement de Papa et Michel ne verra son chat que la moitié du temps. Il doit trouver le moyen d`ex-filtrer Flanby pour l`emmener avec lui chez Maman. Tout ce qu`il lui faut, c`est son cartable à roulettes et... une couche ! "
Déjà, Michel... S'appeler Michel de nos jours quand on est à l'école primaire, c'est pas facile, mais il fait avec, pas le choix. Il a aussi deux parents qui ne prennent jamais le temps de jouer avec lui. Jusqu'au jour où ils prennent le temps de s'asseoir par terre dans sa chambre pour annoncer qu'ils se séparent. Il a heureusement aussi des amis prêts à l'aider lorsqu'il décide d'emmener Flanby à l'école.
Michel décrit la situation avec beaucoup d'humour et de lucidité. Les portraits qu'il dresse des autres personnages sont également excellents : ses parents, ses amis, l'instituteur... On se régale ! Le tout superbement illustré par Catherine Meurisse : une pépite !
Un petit roman bien écrit qui aborde la problématique du divorce sous un angle plutôt original.
A découvrir dès que l'enfant est capable de le lire, ou en lecture offerte.
Une bande dessinée à la magnifique couverture qui m'a de suite fait de l'oeil !
Dans un monde où les gens se répartissent entre les sages au précieux sang translucide, les magiciens au sang bleu indispensable pour certaines potions et les chalandeurs au sang rouge sans valeur, Gus, jeune sage, est à la recherche de sa sœur disparue dans la rue Fracastic. Cette rue magique renferme des boutiques vivantes qui permettent aux chalandeurs de rapporter, au risque de leur vie, les ingrédients permettant de faire fonctionner la magie.
J'ai trouvé l'histoire intéressante, en particulier les rebondissements de la fin, qui donnent envie de lire la suite. Gus mais également les chalandeurs sont des personnages attachants qui posent la question des inégalités à Silvermoore. Le monde imaginé est cohérent et très riche.
Les graphismes sont superbes mais j'ai parfois trouvés certaines planches un peu chargées pour bien suivre le récit, mais c'est le seul petit bémol de cette BD qui saura trouver son public dès 9 ans.
Je me suis couchée bien trop tard ces derniers soirs mais j'ai dévoré la lame des tempêtes, 6e et dernier tome du Pont des tempêtes : difficile à poser mais difficile également de lire d'une traite les 768 pages !
J'ai adoré retrouver Ahnna et James, mais également les personnages des tomes précédents auxquels je m'étais beaucoup attachée. Ce tome 6 du Pont des tempêtes forme vraiment le final de l'ensemble, à la fois avec le couple James/Ahnna après celui de Lara / Aren puis de Kelis / Zarrah, mais surtout parce qu'il englobe vraiment l'ensemble des personnages et des royaumes.
Comme dans les précédents tomes, combats, joutes verbales et scènes érotiques alternent dans un rythme effréné digne d'une série mais ce tome est également le plus politique puisque l'ensemble des complots (et il faut suivre !) est dévoilé dans le récit : Ithicana, Harendall, Cardiff mais également Maridrina, Amarid et Valcotta découvriront l'ampleur de la toile d'araignée tissée depuis de nombreuses années !
Un final magistral (même si la romance n'est toujours pas ma tasse de thé) et un épilogue tellement émouvant !
Et si vous aussi, vous avez adoré la série Le pont des tempêtes, je vous invite à aller découvrir les portraits d'une partie des personnages sur le compte Instagram de l'autrice, réalisés par la talentueuse Dominique Wesson !
Fernando Posada est un jeune ado au talent musical exceptionnel et à la nature rebelle, bien décidé à devenir une rockstar grâce au groupe monté avec ses amis. Mais c'est également un immortel qui vit en parallèle, dans un pays lointain où il est un roi surnaturel qui a crypté ses souvenirs sans fin dans des chansons magiques pour échapper à la torture de sa vie éternelle. Il est bientôt contraint de vivre une double vie lorsque la jeune érudite Yunuén Bemlong vient dans son château pour enquêter sur l'histoire de son royaume.
Immortel... on pourrait penser qu'il a de la chance mais comment ne pas devenir fou face à la perte répétée des gens que l'on aime et le pouvoir absolu. Alors Fernando s'accroche à sa vie simple d'ado, une mère qui l'aime et le secoue lorsqu'il ne respecte pas les règles ou lorsqu'il sombre, et un point commun entre ses deux vies : la musique.
Même dans son royaume, il est une légende, le dragon doré, même si tous ne croient pas à son immortalité. Yunuen, fille et petite fille d'académicienne, vient finir son mémoire d'étude sur ce roi qu'elle pense être le descendant d'une dynastie, avant d'accepter un mariage arrangé comme le veut la tradition. Mais rien ne sera simple...
Des graphismes flamboyants, des personnages et un sujet original, de l'humour ... ce roman graphique est vraiment un coup de cœur !
Attirée par le jeu de mots du titre et la référence aux griffes de la nuit, j'ai passé un excellent moment, bien qu'un peu flippant, avec les chroniques de Nevers-Maures.
Mathilde et Maxime sont frères et sœurs, très proches, parfois trop pour Maxime qui trouve sa petite sœur envahissante mais qui n'a pas d'autre ami... Alors quand le vétérinaire annonce que sa chatte, Mimolette, qui l'accompagne depuis qu'il est tout petit, va mourir, il se souvient de la carte donnée par une de ses camarades de collège à propos d'un institut qui fait des miracles...
Lorsque le lecteur commence le roman, ce n'est pas encore avec Maxime et Mathilde mais avec un trio de collégiens sortant du cinéma après avoir vu un film d'horreur. Mais lors de la traversée du parc, les bruits étranges dans les fourrés sont-ils le fruit de leur imagination ? Le lecteur est de suite plongée dans l'ambiance avec quelques frissons !
Le roman alterne avec des scènes de la vie quotidienne (on ne peut s'empêcher d'avoir de la peine pour Maxime, si seul au collège), et des scènes fantastiques avec des situations qui ne semblent pas étonner plus que ça les adultes... On est loin de tout savoir sur Nevers-Maures lorsque l'on referme le livre et ça tombe bien, le tome 2 arrive !
Un roman jeunesse idéal pour Halloween à proposer dès 10-11 ans... pour des enfants amateurs de frissons !
C'est d'abord la magnifique couverture qui m'a attirée mais j'ai aussi beaucoup aimé l'histoire de ce roman graphique qui nous propose une jolie romance, accessible aux plus jeunes.
Les graphismes d'Ele Bruni sont très beaux, tout en douceur et très expressifs. Ils nous emmènent à la rencontre de Sophie, une adolescente qui s'ennuie dans sa ville où il ne se passe rien ... à l'exception des interventions de sa mère, qui écrit sur les extra-terrestres, et qu'elle préfèrerait oublier. Jusqu'au jour où elle rencontre le mystérieux Andromeda qui fait voler toutes ses certitudes.
L'histoire est assez simple, on y trouve peu de rebondissements mais on se laisse emporter par les sentiments naissants de Sophie et le mystère qui entoure Andromeda. J'aurais aimé en savoir plus sur la sœur d'Andromeda mais j'ai apprécié ma lecture et ce moment de douceur et de romance.
Une romance très mignonne à proposer dès 10-11 ans.
Ce tome termine l'histoire et il est aussi difficile à poser que le premier !
Difficile de ne pas en dire trop pour ceux qui n'ont pas lu le premier, mais la tension dans ce tome 2 est très forte, les choses s'accélèrent et les caractères se révèlent ! L'autrice nous fait découvrir et des personnages tout en nuances qui hésitent entre le bien et le mal...
Nous retrouvons Lev et Aliocha, nos petits Trente, Elias, toujours mystérieux, et Anastasia dont on découvre le passé. J'aurais aimé que l'on retrouve davantage certains personnages mais cela ne m'a pas empêchée d'adorer ce tome 2 !
Les deux tomes forment une histoire complexe, mélangeant complots, recherche du pouvoir et humanité dans un tourbillon de violence, de trahison, d'amitié et d'amour... Et cette fin !
Du très haut niveau à découvrir absolument, pour adultes et ados dès 15 ans.
J'ai hésité à faire une chronique de plus sur Les enfants de la Résistance... qui ne connaît pas cette excellentissime série devenue un classique ! Mais après avoir relu puis lu les tomes qui me manquaient jusqu'au tome 9 (il me reste à acheter le tome 10), je me suis dit que certaines vérités restaient bonnes à dire.
Juin1940, Pontain l'Ecluse, un petit village français. Les Allemands sont là, la France a perdu la guerre et signé l'armistice. Des Français traversent le village pour fuir l'avancée des Allemands. Une jeune fille est laissée au bord de la route, Lisa. Réfugiée belge, elle a été séparée de ses parents lors de l'Exode et est recueillie par les parents de François. Avec Eusèbe, le meilleur ami de François, les trois enfants âgés de 13 ans à peine vont commencer à résister...
François, Eusèbe, Lisa... Trois enfants d'à peine 13 ans qui refusent la présence allemande et la résignation des habitants du village. Par de petits gestes, ils vont lancer le début d'une résistance qui va donner à réfléchir aux adultes, tandis qu'en parallèle, chacun se retrouve face à sa conscience.
Tout au long de la série, différents personnages se dévoilent : nos trois héros, mais également les parents d'Eusèbe et de François, le curé, le maire et bien d'autres... Au fil des tomes, certains deviendront résistants, collaborateurs ou attentistes. Et parce que la guerre est la guerre, tous ne survivront pas, la mort n'est pas absente de l'histoire même si le sujet est traité avec déclicatesse.
Une excellente série qui permet de découvrir la France durant la Seconde Guerre mondiale de manière approfondie, à proposer à partir de 10 ans mais une pépite également pour les adultes !
J'aime généralement beaucoup les romans de Nathalie Somers et Le grimoire de Brocéliande n'a pas fait exception ! La couverture est également une réussite !
Je me suis plongée avec plaisir dans les aventures de Titouan, jeune breton qui vit avec son grand-père Papyli dont les excentricités lui attirent les moqueries de ses camarades. Souffre-douleur de Malo, il est heureusement aidé par sa meilleure amie Maroussia. Lorsqu'un étrange grimoire envoie Titouan, Maroussia et Malo dans l'univers de Merlin l'Enchanteur, les deux garçons vont devoir collaborer pour retrouver Maroussia et réussir à rentrer chez eux.
Même si les personnages sont assez classiques, je les ai trouvés attachants : Titouan est la gentillesse incarné, y compris face à Malo, que l'on découvre plus complexe qu'il n'y paraît. Maroussia est forte et décidée, elle apporte beaucoup à Titouan.
L'histoire est fluide et agréable, avec de belles aventures, des chevaliers, une dragonne, un peu de magie, tout en abordant un sujet plus sérieux à travers le personnage de Papyli.
Ce qu'il reste de toi et moi est un roman graphique original dans sa forme et très émouvant par son histoire, à la fois banale et universelle. J'ai vraiment beaucoup aimé !
Dans la première partie où seules les images nous racontent l'histoire, nous rencontrons Armelle et Entso : ils sont jeunes, ils se découvrent, ils s'aiment, ils construisent leur vie à deux. Puis à trois.
Vient la suite, après 15 ans de vie commune : les silences, les non dits, les disputes, les doutes... Le quotidien les éloigne, la séparation est-elle la solution ?
J'ai trouvé les dessins particulièrement expressifs pour rendre les personnages vivants, attachants, on a envie de leur parler, de les conseiller, de les secouer parfois !
Je ne connaissais Kathryn Stockett que par la réputation de son précédent roman, La couleur des sentiments, lorsque je me suis lancée dans les 682 pages du Calamity Club, encouragée par les excellentes critiques.
Je ne savais pas réellement à quoi m'attendre mais j'ai découvert le fin fond des Etats-Unis dans les années 30, la Grande Dépression et des personnages absolument inoubliables !
Meg, onze ans, a appris à ne compter sur personne. Depuis que sa mère l'a abandonnée, elle fait partie des grandes filles " inadoptables " de l'orphelinat, où elle se bat chaque jour pour garder espoir malgré le mépris et la cruauté de la présidente.
Birdie, partie retrouver sa sœur récemment mariée à un riche banquier dans le but de lui demander de l'argent pour sauver sa famille ruinée, découvre un foyer parfait en apparence mais qui repose en réalité sur un tissu de mensonges. Elle fait également la rencontre de Meg dans l'orphelinat où sa sœur Frances est bénévole...
J'ai adoré le personnage de Birdie, si ordinaire et en même temps, si originale ! Moins belle que sa sœur, rendue stérile par les oreillons, elle n'a pas d'attentes et apprécie la vie telle qu'elle est. Elle attache aussi beaucoup moins d'importance aux apparences que Frances, prête à tout pour être dans les petits papiers de la directrice de l'orphelinat. Birdie évolue au fil des pages, tout en restant elle-même, généreuse et droite dans ses bottes.
J'ai beaucoup aimé Meg également : malgré la cruauté qu'elle endure, elle garde du recul, un bon sens de l'humour et fait preuve de beaucoup d'intelligence et de maturité pour son âge.
Et puis arrivent les autres personnages et l'époque du Calamity Club qui m'a vraiment beaucoup faite rire bien que le sujet ne s'y prête pas vraiment. Mais entre les différents caractères et la sororité qui se développe, c'est vraiment une partie du roman que j'ai beaucoup aimée.
Le Calamity Club, c'est vraiment une belle galerie de personnages féminins, représentatifs de toutes les classes de la société des année 1930, qui face aux injustices et l'intolérance, se battent et s'unissent pour survivre.
Je viens de tout relire en terminant par le tome 6 sorti au mois de mai et cette série est vraiment excellente, j'adore !
Zora est une jeune sorcière qui entre au collège. Or, si dans de nombreux récits, le personnage découvre alors ses pouvoirs, pour Zora, c'est l'inverse ! Sa grand-mère a décidé qu'elle irait au collège comme n'importe quel humain, elle la prive donc de ses pouvoirs. Mais Zora est bien décidée à ne pas se laisser faire !
On découvre donc Zora, 12 ans, son caractère explosif, sa grand-mère et ses tantes, sorcières et en parallèle, la vie au collège pour une jeune sorcière privée de ses pouvoirs qui rêve surtout d'être ailleurs. Au fil des tomes, Zora gagne (un peu) en maturité mais on en apprend surtout davantage sur la vie et les dangers qui guettent les sorcières ainsi que sur les origines de Zora.
Les tomes sont toujours passionnants avec de magnifiques graphismes et restent adaptés aux jeunes lecteurs dès 9 ans.
Une série de grande qualité mélangeant humour, magie, vie quotidienne et aventures, à découvrir absolument !
Coup de cœur pour ce petit roman jeunesse très original aux jolies illustrations !
Goliath descend du premier équipage des Arpenteurs de Mythes, de vaillants explorateurs ayant jadis sillonné le monde mais qui, voilà 3 siècles, ont renoncé à leurs aventures pour se terrer derrière les murailles de leur cité.
Or, depuis peu, une terrible malédiction les frappe, recouvrant leur roche d'étranges végétaux. Lorsque la malédiction touche sa grand-mère et sa meilleure amie, Goliath décide d'agir et de rendre auprès de la Vieille Fêlée. Pour sauver les siens, Goliath doit renouer avec ses origines et s'élancer dans l'inconnu à la recherche des mythiques Dragonnes-Soeurcières.
Goliath est un petit Golem très attachant et j'ai adoré la description de sa cité et les jeux de mots avec le thème des pierres. Attiré par l'inconnu, il ne connaît pas grand chose à l'extérieur mais fait preuve de beaucoup de courage, de gentillesse et de tolérance.
J'ai adoré découvrir le monde de Goliath, les vallées, les montagnes et les forêts, ainsi que les autres peuples et Pyra !
Un roman très bien écrit qui mêle aventures, amitié et tolérance. A découvrir absolument dès 8-9 ans.
Il s'agit d'un premier tome mais l'histoire se termine à la fin (mais je lirai la suite des aventures avec plaisir ! )
Depuis 2012, je partage mes lectures en fantastique, BD, polars et autres ainsi que celles de mes enfants, nos découvertes en jeux de société, mes recettes de cuisine au thermomix, à la MAP ou au COOKEO et nos belles découvertes en vacances.