J'ai beaucoup apprécié cette jolie bande-dessinée sur les dragons, finalement bien plus originale que prévue.
Je m'attendais un peu à une histoire classique de l'élue qui va être choisie par un dragon mais l'autrice prend le thème à contre-courant : Alice, obsédée par les dragons au point de mentir sans arrêt, a peu de chance d'être choisie alors qu'elle rêve de recevoir un œuf de dragon. Lorsque sa meilleure amie est choisie, leur amitié est mise à dure épreuve mais Alice rencontre un vieux dragon dans la forêt et décide de l'aider...
Amitié, solidarité, renoncer à ses rêves ou les transformer, Le murmure du dragon nous apprend que les rêves ne prennent pas forcément la forme à laquelle on s'attend et que d'autres voies sont possibles. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la fin... mais je n'en dis pas plus !
Je viens de terminer M comme meurtre, d'Anthony Horowitz et je suis assez divisée : ai-je aimé ? pas aimé ? Il ne va pas être simple à chroniquer !
M comme meurtre est particulièrement original puisque l'auteur se met en scène en tant "qu'accompagnant" de Daniel Hawthorne, un ancien policier devenu consultant. Hawthorne est chargé d'enquêter sur le meurtre de Diana Cowper, sexagénaire londonienne, qui s'était rendue le matin même dans une entreprise de pompes funèbres pour organiser ses propres obsèques et a été retrouvée assassinée chez elle quelques heures plus tard.
Anthony Horowitz, écrivain, est embauché par Daniel Hawthorne, enquêteur aux capacités de déduction très efficaces "à la Sherlock Holmes" dont on sait très peu de choses et qui est bien peu attachant, pour faire de l'enquête un roman. Un peu son "Dr Watson" donc...
D'un côté, j'ai apprécié le fait de suivre Anthony Horowitz, dont j'ai apprécié de nombreux romans, dans cette enquête, d'autant plus que l'humour "so british" est très présent. D'un autre côté, et l'auteur le mentionne lui-même, difficile d'écrire un livre dont le héros n'est pas attachant... De plus, les interrogations du personnage "Anthony" , qui ne manquent pas de pertinence et apportent une autre dimension au roman, cassent un peu le rythme de l'enquête.
J'ai donc suivi l'enquête et ses rebondissements avec intérêt mais sans réellement m'attacher aux personnages, même si j'ai apprécié les clins d’œil et le jeu de miroirs permanent tout au long du récit.
Un roman original, avec beaucoup de qualités mais qui n'a pas réussi à m'emporter totalement mais que je n'oublierai pas !
Après relecture des deux premiers, pour être sûre de ne rien gâcher de la suite, j'ai dévoré le tome 3 ! Un seul regret : c'est le dernier !!! Même si la dernière page... mais chut !
J'ai retrouvé avec un immense plaisir Alba, Lenaig, Hugo, Lothar et les autres, avec de nouveaux personnages plus agaçants, pardon, attachants les uns que les autres !
Pour moi, ce troisième tome est le meilleur de la trilogie, et pourtant la barre était haute ! Magie, combats, amours, trahisons, et bien sûr, humour : tout y est pour un final en beauté et un sourire en reposant le livre, même s'ils vont nous manquer.
Une trilogie à découvrir absolument !
Et pour rappel, voici le résumé du premier tome :
"Moi, c'est Alba, experte à la section Moyen-âge du musée du Louvre !
Examiner un mystérieux chevalier de pierre du douzième siècle découvert au fond d'un étang, ça devait juste être une mission de routine. Seul problème : à peine la statue ramenée au Louvre, elle disparaît. À la place, je retrouve un type bien réel, portrait craché de la statue, qui affirme s'appeler « messire » Hugo de Vraines et qui me réclame... une épée et un cheval pour aller pourfendre les dragons !
Alors clairement, je suis fan des histoires de magie, mais il ne faudrait pas me prendre pour une idiote. Même si c'est par un prétendu chevalier beau à se damner. Et, non, je ne me laisserai pas troubler par ses yeux verts qui me donnent l'impression de voir au fond de mon âme !
Mais de fil en aiguille, une question me taraude.
Et si messire Hugo disait la vérité ? Si l'un des sceaux qui enfermaient les dragons depuis presque mille ans pour les empêcher de massacrer les humains... avait réellement cédé ?"
Coup de cœur pour cette petite merveille J'ai découvert Jordi Lafebre avec l'excellente série de BD polars à Barcelone Je suis leur silence et Je suis un ange perdu mais Malgré tout est dans un registre totalement différent.
On y rencontre Ana et Zeno, deux sexagénaires amoureux qui semblent se retrouver après une longue période. Et c'est le début d'une histoire à rebours autour de la vie de chacun d'eux : Ana, passionnée, engagée pour sa ville dont elle sera maire durant plusieurs mandats et Zeno, indépendant, marin, libraire, explorateur qui parcourt le monde. Et entre eux, tout au long des années, ce lien que l'on découvre, que l'on remonte jusqu'au début.
Un merveilleux roman graphique tout en finesse, originalité et tendresse à découvrir absolument !
J'ai écouté et non lu Les murmureurs de dragons, l'expérience est assez différente mais j'ai apprécié ce roman. Lorsque j'écoute, le rythme est plus lent que lorsque je lis et j'entre davantage dans le détail, avec parfois le risque de trouver le roman trop lent. Ca n'a pas été le cas avec Les murmureurs de dragons : j'ai eu envie de continuer mon écoute à chaque coupure, même si certains dialogues passaient moins bien en écoute qu'en lecture, en particulier les scènes romantiques dont les dialogues pouvaient paraître un peu maladroits en écoute... Mais elles étaient peu nombreuses donc ça ne m'a pas dérangée.
"Depuis des siècles, les Murmureurs et leurs dragons maintiennent la paix sur les terres de Vesperia. En une nuit, cet équilibre vole en éclats. À la frontière du royaume, le corps de la Murmureuse Tiphaine est retrouvé déchiqueté. Son dragon, lui, s’est volatilisé. Est-ce l'animal qui a commis l'irréparable ?
De son côté, Elysandre n’a pas le droit au deuil. À dix-sept ans, elle doit endosser l'héritage de sa sœur et porter la gemme ancestrale qui unit humains et dragons. Propulsée au sein de la prestigieuse Académie des Murmureurs, elle doit apprendre à dompter un pouvoir qu'elle n'a pas choisi. Hier, elle n’était qu’une rêveuse aux mains tachées d’encre. Aujourd’hui, elle est une cible.
Car au cœur de l’Académie, la colère gronde. Pourquoi cet héritage reviendrait-il à une ignorante plutôt qu’à un guerrier aguerri et méritant ? Entre les entraînements rudes et l’hostilité des escadrons, Elysandre joue sa vie à chaque instant."
Elysandre est à la fois très innocente et très déterminée. Elle pensait devenir tranquillement archiviste mais se retrouve dans la Termitière des murmureurs de dragons en mission alors qu'elle n'a rien demandé. Malgré tout, elle s'accroche par amour pour sa sœur mais également pour les dragons... On a parfois envie de la secouer mais ses actions sont plutôt cohérentes pour son âge et sa situation.
On suit son apprentissage mais on est loin de l'histoire classique de "l'élue" : si le début est un peu lent, l'intrigue est ensuite davantage tournée vers la recherche du dragon de Tiphaine, les raisons de sa mort et tourne par la suite autour du complot qui menace le monde de Vespéria. En avançant dans l'histoire, on a de plus en plus de mal à s'en détacher ! Et puis, il y a les dragons : loin d'être juste des montures, ils ont leur personnalité ! Coup de coeur pour Azura et Mirage !
Un très bon roman peut-être plus ado que jeune adulte pour les amateurs de dragons, d'aventures et de complots avec un zeste de romance. A partir de 13 ans.
En général, j'apprécie les BD de Tristan Roulot et le résumé me semblait alléchant pour un achat médiathèque. Je ne suis pas forcément le public cible mais j'avais adoré les 3 tomes de Totem et apprécié Noob, mais cette fois-ci, je côté "jeu video" m'a vraiment paru trop présent et le personnage principal pas très attachant.
La fin laissait cependant présager un tome 2 peut-être plus intéressant ? A relire ?
"Lam a un rêve : devenir joueur pro de Lethal Legend, le MMORPG ultime. Un jour, il a l'occasion de participer au raid le plus risqué jamais organisé.
En cas de défaite, il perdra définitivement son personnage. Mais en cas de victoire, il rejoindra la meilleure équipe de pro-gamers de la compétition ! "
Je voulais lire cette BD depuis sa sortie, attirée par les graphismes qui rappellent ceux de Lanfeust de Troy. J'ai bien aimé le tome 1 même si l'histoire est assez classique. Je me suis laissée tenter par le tome 2 mais je l'ai trouvé bien moins intéressant, il m'a perdue à des moments et ne m'a pas convaincue plus que ça.
Peut-être à réessayer avec le tome 3 ?
C'est un grand jour pour sœur Mony. À 18 ans, il est temps, pour cette orpheline recueillie à la porte du couvent des Nouveaux Pionniers, de quitter le nid et de trouver sa voie. Mais à peine propulsée dans le monde extérieur, voilà que la jeune fille découvre être l'héritière du U.C.C. Dolorès, un croiseur de guerre de l'armée confédérée ayant appartenu au général McMonroe, de sinistre mémoire ! Incapable de manœuvrer un tel engin, la candide Mony se met en quête d'un pilote et « trouve » Kash, vétéran taciturne et désireux de changer de vie. Ensemble, ils prennent la direction de la Frontière aux commandes du Dolorès, un vaisseau au passé mystérieux !
Invulnérable ouvre la rubrique des "pas convaincue", celle des livres que j'ai lus, probablement bien aimés, mais oubliés quasiment immédiatement. Peut-être à relire ? Mais histoire de me rappeler que je les ai lus, je vais quand même les chroniquer très rapidement.
L'idée d'Invulnérable était originale, il se lit bien et j'aime beaucoup les graphismes mais voilà...
"Peut-on surmonter les épreuves de la vie avec la simple force de l'imagination ?Javier est un gamin qui trimballe pas mal de problèmes d'inclusion dans sa classe. Les seuls moments qui le rendent heureux sont ceux qu'ils passent avec son grand-père Miguel, qui lui fait découvrir les BD de superhéros. Le jour où ils vont voir Superman au cinéma, c'est la révélation. Dès lors, Javier est persuadé qu'un superhéros sommeille en lui et qu'il lui suffit de le réveiller. Au début, l'imagination débordante de Javier ne pose pas trop de problèmes, mais le jour où il ouvre la fenêtre de sa chambre pour sauter et vérifier qu'il peut voler, c'est le choc. Son père accuse Miguel et ses fichues BD de mettre des horreurs dans la tête du gosse. Dans la solitude de la punition qui condamne Javier à ne plus avoir le droit de lire des comics, naissent les Plutokids, une escouade de super héros imaginaires qui se bat contre tout ce qui chagrine le gamin, l'aide à résoudre en rêve ses problèmes. Javier décide de tout faire pour intégrer cette équipe. Chaque épreuve que la vie lui impose se transforme alors instantanément en un défi, un entraînement, une mise à l'épreuve pour rejoindre les Plutokids."
J'ai beaucoup aimé ce petit roman graphique découvert par hasard à la médiathèque. Le titre m'a interpelée, le sujet encore davantage.
"Je m'appelle Alice, et quand cette histoire commence, j'ai dix-sept ans. Je change de lycée, je rencontre des personnes super chouettes, et globalement tout va bien.
Enfin, il y a comme quelque chose qui me pèse un peu ces derniers temps. Je vois mal ce que c'est, mais c'est sans doute pas bien grave.
Et puis un jour, quelqu'un mange le mauvais animal, tout le monde est confiné chez soi et, à partir de là, ça devient de plus en plus difficile de se dire que "ça va aller"..."
Comment aborder le sujet de la dépression chez les ados, jeunes adultes ... chez tout le monde, en fait. "Ca va aller", "tu as un coup de mou mais ce n'est pas une dépression", médecin, psychologue, psychiatre... tout y est et aux côtés d'Alice, on suit les hauts et les bas, les affirmations de l'entourage et le déni, les diagnostics (non écoutés au départ) des professionnels de santé, les amitiés et amours, les confinements qui n'aident pas à se sentir bien...
Le graphisme au crayon noir est simple mais exprime à merveille les émotions, les pages varient entre cases, pas de cases, une seule image ou plusieurs, et l'ensemble exprime une profondeur et une sincérité qui m'ont touchée. Ma fille de 18 ans a également beaucoup aimé.
A conseiller aux adultes et ados à partir de 13 ans.
Lorsque j'ai vu Sel proposé en Service de presse, c'est d'abord la couverture qui m'a attirée. Je suis rarement déçue par les romans chez Didier Jeunesse et la lecture du résumé a achevé de me convaincre : me voici partie à la rencontre de Nami dans un monde de fantasy original où les pouvoirs sont liés au sel.
En Maurane, seul le peuple nomade des Mouvants a la capacité de récolter le Sel de l’été, qui alimente le royaume en magie. Nami attend l’Appel qui la fera succéder à sa grand-mère pour diriger son clan vers les Salières. Mais quand les glyphes tant attendus apparaissent enfin sur son corps, elles ont la couleur du sang et rivalisent avec celles de sa cousine. Est-elle maudite ? Pour couronner le tout, Nami découvre à son retour en Maurane que le Royaume n’a plus rien à voir avec ses souvenirs d’enfance.
Trois amis d'enfance qui ont grandi et ont découvert les imperfections du monde dans lequel ils sont nés. Nami revient en Maurane et découvre que la Dauphine exploite le peuple sans pitié. Elle retrouver ses deux amis d'enfance, Elian, révolté par la situation mais qui doit travailler pour faire vivre sa famille suite à l'accident de son père, et Calist, entrée dans la garde royale.
Nami doit aussi faire face à ses doutes : pour la première fois, deux personnes ont été appelées pour diriger leur peuple, sera-t-elle à la hauteur ? A la fois forte et doutant d'elle-même, Nami est un personnage attachant que l'on a plaisir à voir évoluer aux côtés de ses amis.
Roman fantasy mélangeant une magie basée sur un système original nécessitant le sel pour dessiner les sorts, Sel fait réfléchir aux inégalités, à l'amitié et au pouvoir à travers des personnages attachants.
J'avais découvert Cati Baur avec la lecture de Marcie, le point de bascule que j'avais beaucoup aimé. Je profite donc de ma médiathèque de vacances pour découvrir d'autres romans graphiques, et comment résister à un titre comme Pisse-Mémé ?
Camille, Marthe, Marie et Nora sont quatre amies au seuil de la quarantaine, avec des vies très différentes les unes des autres. Lors d'une soirée bien arrosée, elles rêvent ensemble d'un bar à tisanes, librairie, club de yoga qu'elles baptiseraient Pisse-mémé, nom que l'on donne aux tisanes de grand-mères. Lorsque Camille et Marthe héritent d'une tante perdue de vue, les quatre amies se lancent dans l'aventure.
Les personnages sont peut-être un poil caricaturaux mais on s'y retrouve : couple de lesbiennes avec enfants, célibataire aromantique, mère célibataire d'un ado et mère de famille travailleuse acharnée à la limite du burn out, on s'attache à toutes et c'est sympathique de voir l'avancée de leur projet, même si les planches sont parfois un peu denses à mon goût.
Roman graphique feelgood qui montre comment on peut parfois complètement changer de vie et qui donne à réfléchir sur ce que l'on veut faire de sa vie, surtout à l'approche de la quarantaine.
Parfois, on lit une BD, on n'accroche pas plus que ça et on reste sur cette impression mitigée. Ce fut mon cas pendant longtemps pour les sœurs Grémillet : j'en attendais probablement autre chose lorsque j'ai lu le premier tome (mais quoi ?) mais heureusement, à force de lire les bonnes critiques et d'admirer les superbes graphismes, je me suis décidée à réessayer... et je viens de dévorer 7 des 9 premiers tomes !
J'ai vraiment beaucoup aimé l'ambiance familiale et tendre de la BD, incluant toujours une part d'enquête, sans pour autant ignorer les tensions inhérentes à une famille, surtout monoparentale. Au fil des tomes, on découvre d'abord chacune des trois sœurs : Sarah, l'aînée, qui prend son rôle parfois trop à cœur et a des tendances un peu trop autoritaires, Cassiopée, la rêveuse artiste et Lucille, la plus jeune, solitaire qui ne parle qu'aux animaux.
Les tomes suivants nous entraînent dans d'autres aventures, à la découverte de leur père, du passé de leur mère, à un mariage, révélant les tensions familiales liées à une famille mono-parentale, aux caractères de chacun, à l'entrée dans l'adolescence, mais aussi l'immense amour qui unit les trois sœurs et leur mère.
Dans chaque tomes, les trois sœurs s'unissent pour résoudre un mystère, parfois à la limite du fantastique.
De la tendresse, des personnages très attachants, un zeste de mystère et des graphismes magnifiques : une excellente série à découvrir dès 8-9 ans.
J'arrive après la "bataille des réseaux" car il y a quelques mois, des chroniques élogieuses sur Rosaces & Dragons y fleurissaient un peu partout. Je n'irai pas à contre-courant : qu'est-ce que j'ai aimé ce petit roman fantasy !
Rosaces & Dragons est un sans faute : le monde imaginé est très original, son fonctionnement crédible et les personnages sont très attachants sans jamais tomber dans la caricature. Brodeverre, dite Brodie, dragonne lié à Carl, 17 ans, est tout simplement irrésistible.
"Dans la ville d'Arc-en-Flammes, chaque habitant est lié à un dragon dès sa naissance. Depuis son plus jeune âge, Carl est complexé d'être accompagné par Brodeverre : petite, rose et bavarde – avec un sens aigu du drame ! Elle est pourtant son seul soutien face à sa maladresse chronique, véritable handicap dans son apprentissage de vitrailliste au côté de son père. Carl tente désespérément de lui faire honneur. Alors quand, à 17 ans, on lui confie son premier chantier, il pense que son avenir en dépend... Malheureusement, dès le lendemain, un dragon puissant détruit son œuvre. Carl n'a alors plus qu'une idée en tête : trouver le coupable, et prouver de quoi il est capable !"
Aux côtés de Carl et de Brodie, mais également d'autres personnages, on découvre ce très joli monde d'Arc-en-Flamme qui semble si doux... si ce n'est que le patriarcat y règle en maître : moqueries perpétuelles pour Carl, lié à une dragonne, mariage arrangé pour la princesse Iseline qui ne rêve que de liberté, métier imposé par la tradition pour les uns et les autres, et bien peu réussissent à sortir des voies toutes tracées...
A travers une enquête pleine d'humour aux côtés d'un duo très attachant, dans un monde très cosy, différents thèmes de société sont développés et prêtent à réfléchir sur les différences et la liberté de chacun d'être soi et de choisir sa vie. Un roman doux qui fait du bien, mais pas seulement car tout n'y est pas rose...
De cape et des mots est un roman que j'avais beaucoup aimé. J'ai lu son adaptation en BD il y a quelques temps et c'est vraiment une réussite !
"Au palais, les demoiselles de compagnie se succèdent. Aucune d'elles n'est capable de satisfaire les caprices d'une reine tyrannique. Serine décide de tenter sa chance. Avec son goût des bons mots et ses facéties, la jeune fille va souffler un vent de folie sur la cour. Sans se douter qu'elle est en train de risquer sa vie."
Serine est une jeune fille espiègle et très vive d'esprit. Bien consciente que la position de dame de compagnie est très précaire, elle va utiliser imagination et jeux de mots pour se rendre indispensable à la reine, tout en se moquant des courtisans.
L'histoire est dynamique, les péripéties s'enchaînent au rythme de l'humour, de l'insolence et des réparties de Serine, le tout magnifiquement servi par les planches joliment dessinées par Kerascoët.
Une pépite où l'on retrouve l'originalité et le petit grain de folie typiques des oeuvres de Flore Vesco et qui, j'espère, donnera aussi envie aux lectrices et lecteurs de découvrir le roman.
Un petit coup de cœur "feel good" sans prétention ! J'avais beaucoup aimé le Carnet des silences de la même autrice mais je n'en avais pas lu d'autres d'elle, ce qui était quand même dommage. J'ai donc embarqué dans le train de 8h05 et fait la rencontre de Iona, Sanjay, Emmie, Martha et les autres...
"Chaque jour, Iona monte dans le train de 8 h 05 à Hampton Court et s’installe invariablement dans la même voiture, à la même place, accompagnée de Lulu, son fidèle bouledogue français. Lors de ce trajet quotidien, elle s’amuse à attribuer des petits surnoms aux habitués du 8 h 05, sans toutefois transgresser la Règle n°2 de l’Usager du Train de Banlieue : ne jamais adresser la parole aux autres.
Jusqu’au matin où Macho-Stylé de Surbiton s’étouffe avec un grain de raisin, et où Gentil-mais-Louche de New Malden se lève et lui sauve la vie…
Un évènement qui bouleverse les voyageurs du train de 8 h 05 et provoque une réaction en chaîne.
Iona découvre que l’image qu’elle se faisait de ces compagnons anonymes n’a rien à voir avec la réalité. "
L'ensemble des personnages tourne autour de Iona (et Lulu, son chien) : personnages haut en couleur dans tous les sens du terme, elle respecte scrupuleusement les règles de l'Usager du Train de Banlieue jusqu'au jour où les distances volent en éclat. On découvre peu à peu chaque personnage avec ses difficultés : l'infirmier sujet aux crises d'angoisse, l'adolescente harcelée, le trader qui ne réussit plus à gagner d'argent...
Sous couvert de ces vies, différents thèmes sont abordés avec sensibilité et humour et on dévore les pages pour savoir ce que vont devenir nos personnages préférés !
Un roman qui se lit tout seul et qui fait du bien !
Cheyenne, hyène rebelle, est un roman jeunesse que j'ai reçu en service de presse (merci Babelio). J'avais trouvé la couverture attractive et je suis toujours à la recherche de nouvelles pépites pour les lecteurs de ma médiathèque !
L`avenir de Cheyenne est tout tracé : en digne héritière de sa mère, elle deviendra un jour la reine du clan des Roches de Feu. Car chez les hyènes, ce sont les femelles qui dirigent la meute. Les mâles, eux, sont relégués aux tâches secondaires, et même parfois chassés du clan une fois adultes. Cheyenne y est habituée. Mais quand c`est son meilleur ami qui doit les quitter, son monde s`effondre. Avec l`aide d`Ynaya, une jeune lionne révoltée par la suprématie des mâles sur son camp, elle est bien décidée à trouver une solution pour empêcher cette injustice.
Dès les premières pages, la lecture est fluide, le ton dynamique, Cheyenne se présente et s'adresse au lecteur. On découvre ensuite sa vie, ses amis et on se laisse facilement entraîner par leurs aventures. Des références au Roi lion et les personnages apportent des touches d'humour.
A travers l'organisation du clan des hyènes puis celui des lions, on découvre les inégalités mâles /femelles avec la particularité de présenter les deux situations. Un plaidoyer pour l'égalité compréhensible pour les jeunes lecteurs qui 's'indigneront forcément de chaque situation !
Un roman original au rythme dynamique à proposer aux 8-12 ans.
Cette duologie a été écrite par l'autrice du Pont des tempêtes, série que j'ai adorée ! Petit plus : il se déroule dans un monde nordique avec les dieux du panthéon viking. Et pas de surprise : j'ai dévoré les deux tomes en trois jours, j'ai adoré !
"Née au coeur des fjords glacés du Skaland et mariée à un homme rustre qu'elle n'aime pas, Freya ne rêve que de devenir une guerrière et de planter une hache dans le dos de son époux.
Tout change le jour où son mari la trahit et la livre au jarl Snorri, qui la contraint à disputer un combat à mort avec son fils, Bjorn. Pour survivre, Freya n'a d'autre choix que de révéler son plus grand secret : en lui offrant une goutte de son sang, la déesse Hlin l'a dotée de pouvoirs qui font d'elle une skjaldmö, une guerrière capable de repousser n'importe quelle attaque à l'aide de son bouclier. Or, une prophétie ancienne avait annoncé qu'une skjaldmö unirait les peuples du Skaland sous le règne de celui qui contrôlerait sa destinée."
J'ai beaucoup aimé Freya : elle est à la fois simple, altruiste et très courageuse avec un humour mordant. Elle a toujours dû se soumettre aux hommes et a appris à survivre tout en rêvant de devenir une guerrière et de prendre en main son destin. Bon, elle a tendance à se sacrifier pour sa famille ce qui est un peu agaçant mais on comprend assez rapidement pourquoi.
Sa relation avec Bjorn est torride mais en même temps, taquine, tendre, avec beaucoup d'humour, et Bjorn est quand même un personnage assez sympathique alors qu'il pourrait être arrogant et hautain. Les scènes érotiques ne sont pas trop nombreuses et placées de manière logique dans l'histoire (au contraire d'autres romans de l'autrice...)
Le système de magie, basé sur la goutte de sang que les dieux ont accordé à certains privilégiés, est parfait pour l'histoire. Et sans trop en dévoiler, les révélations du tome 2 renversent complètement tout ce que l'on pensait savoir !
Aventures, magie, combats et romance : une excellente lecture pour adultes et ados dès 15 ans (scènes explicites)
L'autre côté de la rue appartient à la collection Petite poche, découverte avec Les cheveux bleus.
Comme le précédent, j'ai été impressionnée par la capacité de l'auteur à raconter une histoire avec une intrigue et des personnages attachants en seulement 45 pages ! Impossible de poser le livre avant la fin !
Alma, excellente élève, sait qu'elle sera neurochirurgienne. Elle écoute les parents qui présentent leur métier, prend des notes malgré tout et attend la fin des présentations. 10 minutes avant la fin, un homme prend la parole : il est homme de ménage et explique les difficultés pour trouver un emploi, que ce n'est pas si facile même en allant de l'autre côté de la rue, qu'il a dû quitter la région et renoncer à voir sa fille depuis deux ans car il n'avait pas la place de l'accueillir même le week-end... Et on commence à comprendre que cet homme, c'est le père d'Alma.
L'histoire est rythmée, émouvante, elle met à mal les préjugés des adultes comme celle des enfants et met en avant le combat d'un homme pour vivre dignement et pouvoir voir sa fille malgré son divorce.
Une très belle découverte à proposer dès 10-11 ans.
Ce roman graphique sorti en 2024 est une petite merveille, j'ai tout aimé !
Les graphismes sont superbes : difficile de résister à cette magnifique couverture qui semble nous inviter à l'aventure sur le dos d'un pégase, aux couleurs douces, aux traits élégants !
L'histoire est tout aussi réussie : sur la planète Gaia, qui devient peu à peu inhabitable en raison du développement de spores, deux ados de 15 ans, amis depuis toujours, se préparent à rejoindre le siège du pouvoir sur la planète Ouranos. Dans leur monde, toutes les jeunes filles nées au solstice d'hiver et tous les garçons nés au solstice d'été ont ordre de rejoindre la Capitale. Ils y deviendront les prêtresses de Luna et les gardes de Phoebus : un avenir où le choix n'a pas sa place.
Mais Ambre rêve de combats et d'aventures et Leto, de calme et de sérénité. Ils décident donc d'échanger leurs places...
On suit donc les deux adolescents, obligés à une vigilance de tous les instants pour cacher la supercherie. L'histoire souligne avec subtilité les inégalités hommes-femmes, le choix de vivre sa vie, les désirs de chacun, la pression de la société...
Mais le scénario développe aussi un monde cohérent, où les dirigeants oppressent le peuple, où la planète Gaia devient inhabitable en raison d'une pollution inexpliquée. Des questions très actuelles que l'on aborde à travers le regard de Leto et Ambre.
Une histoire en un seul tome, vraiment très réussie ! J'adorerais un deuxième tome pour savoir ce que deviennent les personnages ...
Quelle claque ! J'ai adoré ce roman qui se déroule sur l'île de Shearwater, une île imaginée par l'autrice mais inspirée pour partie de la réserve stratégique de graines et semences du Svalbard et pour partie de l'île australienne de Macquarie.
"Dominic Salt et ses trois enfants sont les gardiens de Shearwater, une île perdue au milieu de l’océan Austral. Abritant la plus grande banque de graines au monde, le site accueillait jusqu’à il y a peu de nombreux chercheurs que la montée des eaux a contraints à partir.
C’est aux Salt, désormais seuls sous la menace inexorable des éléments, qu’il revient de choisir les semences qui seront sauvées et dont l’avenir de l’humanité pourrait bien dépendre.
Un soir de tempête, une femme s’échoue sur le rivage, miraculeusement en vie. D’où vient-elle ? Et que cherche-t-elle ? Bientôt, des secrets enfouis referont surface. Et chacun devra affronter ses fantômes."
J'ai beaucoup aimé les personnages, en particulier Orly, le plus jeune de la fratrie, et sa manière de voir le monde. Fen est également attachante, surprenante, et tous mettent en avant l'amour de la nature qui les entoure et qui va disparaître du fait de la montée des eaux.
Le roman est une ode à la biodiversité, à la préservation de l'environnement et pointe du doigts la manière dont l'homme exploite et détruit la nature. Mais c'est aussi un roman qui se rapproche d'une enquête et que l'on a du mal à lâcher : quelles sont les motivations de Rowan, échouée sur l'île ? Pourquoi les chercheurs ont-ils quitté l'île en laissant une famille terminer le travail ? pourquoi Fen, la fille ado de la famille, refuse de dormir dans leur maison et préfère vivre sur la plage ?
Les fantômes de Shearwater sont tout autant ceux de l'île qui va disparaître sous les flots par la faute de l'homme que ceux des humains qui y ont vécu...
Depuis 2012, je partage mes lectures en fantastique, BD, polars et autres ainsi que celles de mes enfants, nos découvertes en jeux de société, mes recettes de cuisine au thermomix, à la MAP ou au COOKEO et nos belles découvertes en vacances.