Isaïah dans les eaux du temps, par Aurélie Wellenstein, aux éditions Scrineo
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Je ressors un peu mitigée de ma lecture d'Isaïah dans les eaux du temps.
J'ai trouvé l'idée de départ et les mondes imaginés particulièrement originaux : La surface de la Terre est aujourd'hui criblée de baïnes. Ces courants temporels aux origines inconnues peuvent aspirer tout être vivant présent dans leurs alentours. En voulant sauver son amie Jalila, entrainée sous ses yeux par le phénomène, Isaiah, est happé à son tour.
Il se retrouve dans une dimension parallèle, une ville faite d'os et de sable, dominée par un dieu-requin tyrannique et tout-puissant. Pour assurer la survie de cette cité, un élu est obligé d'aider la créature à pécher du temps dans un lac mystérieux. Isaiah n'a d'autre choix que de pactiser avec le dieu-animal...
Isaïah est quelqu'un de profondément gentil, c'est d'ailleurs pour cela que le requin, Calycéros, l'a choisi. On découvre à ses côtés la cité et les personnages, en particulier Amber avec qui il va nouer des liens d'amitié. Calyceros est un personnage difficile à cerner : ami ? dieu ? cruel ou compréhensif ? J'aurais aimé en apprendre plus sur Amber.
J'ai trouvé la première partie intéressante et bien construite, alors que la deuxième partie m'a semblé longue et sans but clairement défini pour finalement basculer dans un thème auquel je ne m'attendais pas. Et si le message engagé de la dernière partie est plus qu'actuel, je pense que la forme et la soudaineté m'ont un peu laissée perplexe.
Un roman à proposer à partir de 12-13 ans.