Je pleure encore la beauté du monde, par Charlotte Mc Conaghy, aux éditions Acte Sud
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Après mon coup de cœur pour Les fantômes de Shearwater, je me suis laissée tenter par le roman précédent de Charlotte Mc Conaghy et là aussi, quelle claque !
Les Highlands, les forêts sauvages, les loups ... La biologiste Inti Flynn mène un programme de réintroduction des loups dans les Highlands écossais, où la présence de l’animal doit permettre de restaurer un écosystème en crise. La jeune femme est rapidement confrontée à l’hostilité des locaux, qui continuent de percevoir le prédateur comme un nuisible et n’hésiteront pas à faire feu pour protéger leur bétail. Lorsqu'Inti découvre un corps lacéré, sans réfléchir, elle l'enterre pour éviter que les loups ne soient accusés. Mais qui est le véritable coupable ?
Un roman autour d'une femme, Inti, entièrement dévouée à la nature et aux loups qui la fascinent. Un personnage original, fort qui a la particularité de souffrir d'une maladie neurologique, un syndrome de « synesthésie visuo-tactile » qui lui fait ressentir totalement ce que les autres ressentent. Si quelqu'un se blesse près d'elle, son cerveau l'interprète comme si c'était elle et elle ressent la douleur. Avec elle, nous rencontrons sa soeur jumelle, Aggie, dont on sait peu de choses si ce n'est qu'elle n'ose pas sortir de leur maison...
On se doute que les élèveurs de Highlands ne lui font pas très bon accueil mais là aussi, on rencontre des personnages aux facettes différentes, qui apportent beaucoup à l'histoire.
Je n'avais pas du tout anticipé certaines révélations de la fin et j'ai souffert, tremblé et hurlé aux côtés des personnages tout au long du roman.
Un thriller qui prend aux tripes et qu'on a du mal à poser !