Si je t'écris, par Bodart et Zabus, aux éditions Dupuis
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C'est d'abord la couverture qui m'a attirée dans "si je t'écris". Cette maison perchée en haut d'une falaise qui m'a rappelé une maison sur une colline qui me fascinait dans mon enfance. Et puis, lorsque j'ai ouvert la BD et rencontré les personnages, cette phrase "mais si je crois que tu es là avec moi alors qu'en fait, tu es ailleurs, je préfère encore que tu ne sois vraiment pas là, tu comprends?" suivi de "prend ton temps".
Car c'est de temps qu'il s'agit : le temps passé, le temps qu'il fait, le temps de se retrouver. Louis, la quarantaine, revient en vacances en famille dans le village où il venait enfant. Il retrouve les souvenirs, les voix, les lieux de son adolescence ... et cette "maison de la sorcière" dans laquelle il avait mis tous ses espoirs une nuit de tempête.
Un beau récit qui sent l'été, la fin de l'enfance, les amis de vacances mais aussi la tristesse. Et cette fin tellement émouvante !
Les dessins nous replongent avec délicatesse dans cette période où les enfants sortaient plus librement, enfourchaient un vélo pour aller explorer le monde, où les 4L et les 2CV étaient fréquentes sur les routes. Ils expriment magnifiquement bien les sentiments des personnages dans un album que l'on repose avec nostalgie et le cœur un peu serré.
Pour adultes et ados dès 10-11 ans.
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